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Subvention vs Investissement : L'équation gagnante pour l'artiste-entrepreneur

  • Photo du rédacteur: Équipe Le socle
    Équipe Le socle
  • il y a 7 jours
  • 2 min de lecture

Dans l'imaginaire culturel au Québec, le mot "argent" est souvent synonyme de "subvention". Pour des milliers d'artistes et d'artisans, la carrière est rythmée par les cycles des conseils des arts : l'attente, les formulaires, l'espoir d'un jury et, trop souvent, l'incertitude.


Le Socle avec un fond privé de 250 000$

Il est temps de poser un regard lucide sur notre modèle économique. La subvention est un outil formidable, mais est-ce le seul ? Au Socle, nous croyons qu'il manque une pièce maîtresse dans le coffre à outils du créateur : la mentalité d'investissement.


Rendre à César : L'importance vitale de la subvention


Soyons clairs : les subventions sont essentielles. Elles sont le poumon de la recherche et de la création pure. Elles permettent à l'artiste de prendre des risques esthétiques sans la pression immédiate de la rentabilité. Sans le soutien des gouvernements, une immense partie de notre patrimoine culturel n'existerait tout simplement pas.


La subvention sert à protéger la fragilité de l'acte de créer. Elle permet d'acheter du temps. Et pour cela, elle doit être préservée et célébrée.


Le piège de la dépendance


Cependant, baser la totalité de sa carrière sur l'aide publique est une stratégie risquée. C'est remettre les clés de son avenir à un tiers. C'est attendre la permission pour avancer.


Le problème survient lorsque l'artiste veut passer de la création à la croissance. Une subvention finance souvent un projet, mais rarement une structure d'entreprise pérenne. Elle finance l'œuvre, mais pas nécessairement l'entrepreneur derrière l'œuvre.


C'est ici que Le Socle propose un changement de paradigme.


L'Investissement : Le carburant de la croissance


L'investissement privé — comme notre fonds de 250 000 $ — fonctionne sur une logique différente. Un investisseur ne vous donne pas de l'argent pour que vous "essayiez" quelque chose ; il investit parce qu'il croit en votre potentiel de réussite et de retour.


Cela force l'artiste à adopter une posture différente. Soudainement, il ne demande plus l'aumône ; il propose une opportunité. Il ne remplit pas des cases administratives ; il bâtit un plan d'affaires.


Cette mentalité "Silicon Valley", adaptée à la réalité de Saint-Jean-Port-Joli et du Québec créatif, apporte trois choses que la subvention ne donne pas toujours :


  1. La Vitesse : L'argent privé est agile. Pas d'attente de six mois pour une réponse.

  2. L'Autonomie : Vous êtes redevable de vos résultats, pas de la conformité à une grille politique.

  3. L'Ambition : L'investissement est fait pour faire grandir (scaler) votre projet, pour l'exporter, pour le rentabiliser.


L'Artiste Hybride de demain


À L'atelier A, nous ne disons pas aux artistes de déchirer leurs demandes de bourses. Nous leur apprenons à diversifier leurs sources de revenus.


L'artiste-entrepreneur de demain sera hybride. Il utilisera la subvention pour financer sa recherche fondamentale (R&D) et l'investissement privé pour propulser sa commercialisation et son expansion.


C'est cette vision moderne que nous insufflons à nos cohortes. Nous voulons que les créateurs québécois cessent de voir l'argent privé comme une contrainte, et commencent à le voir pour ce qu'il est réellement : un levier de liberté.


Ne choisissez pas entre l'aide et les affaires. Prenez les deux, et bâtissez quelque chose qui durera.

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