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Carnaval de Québec : Pourquoi Bonhomme a besoin d'un "Rebranding" d'urgence

  • Photo du rédacteur: Équipe Le socle
    Équipe Le socle
  • il y a 4 jours
  • 2 min de lecture

Nous sommes le 9 février 2026. Dehors, la ville de Québec célèbre son hiver. Bonhomme est là, souriant, iconique. Mais derrière l'effigie sympathique, il y a un malaise marketing que tout le monde sent, mais que personne n'ose nommer.


Carnaval de Québec marketing

Le Carnaval de Québec, jadis l'événement hivernal incontournable au monde, souffre d'une crise d'identité majeure.


En tant qu'accélérateur d'entreprises créatives, nous analysons les marques avec un œil chirurgical. Voici ce qui cloche avec le branding du Carnaval, et comment l'esprit "Artisan" pourrait le sauver.


Le syndrome du "Made in China"


Le Carnaval vend une expérience nordique authentique... accompagnée de trompettes en plastique rouge et de gadgets lumineux jetables fabriqués à l'autre bout du monde. C'est une rupture de marque (brand disconnect) fatale.


Imaginez si les produits dérivés du Carnaval étaient confiés aux artisans de Saint-Jean-Port-Joli ou de Québec ? Des cannes en bois véritable sculptées à la main, des toques en laine du pays, des tasses en céramique durable pour le Caribou. Le luxe est dans le terroir. Le Carnaval dilue sa marque en vendant du "cheap", alors que le touriste international de 2026 cherche l'exceptionnel.


L'Expérience vs Le Spectacle


Le modèle "regarder des sculptures de glace derrière une clôture" est périmé. Les festivals modernes (comme Burning Man ou même Igloofest) sont immersifs et participatifs. Au Socle, à L'atelier A, nous voyons des artistes créer des installations interactives mêlant technologie et matière brute. C'est ce type d'art vivant qui manque au Carnaval. Le branding actuel est trop passif pour une génération habituée à être actrice de son divertissement.


Le Flou Artistique : Fête de famille ou Party ?


Le positionnement oscille maladroitement entre la sortie scolaire et le "party" de rue alcoolisé. En voulant plaire à tout le monde, la marque devient beige (ou blanche, comme la neige). Max Doré le répète souvent aux projets que nous accélérons : "Si tu parles à tout le monde, tu ne parles à personne." Le Carnaval doit assumer ses deux visages en créant des sous-marques distinctes, ou choisir son camp.


La Solution est Locale


Le Carnaval n'a pas besoin de plus de budget publicitaire. Il a besoin de plus d'âme. Il a besoin de se reconnecter avec les créateurs d'ici. Le Socle est prêt à parier que si l'organisation donnait carte blanche à 10 artistes et artisans visionnaires pour repenser la scénographie et les produits, l'événement retrouverait sa superbe mondiale.


Bonhomme mérite mieux que du plastique. Il mérite du vrai.

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