La dictature de la perfection est terminée : Pourquoi vos "erreurs" valent de l'or
- Équipe Le socle

- il y a 4 jours
- 2 min de lecture
Pendant des années, la règle sur les réseaux sociaux était simple : ne montrez que le beau.
Le fil Instagram d'un artiste devait ressembler à une galerie d'art immaculée : des photos lumineuses, un atelier parfaitement rangé, des mains propres et des œuvres finies, sublimes. On vendait du rêve. On vendait l'idée que la création était un fleuve tranquille.
En 2026, cette stratégie ne fonctionne plus. Pire, elle nuit à vos ventes.
Pourquoi ? Parce que le public est saturé. Saturé de filtres, saturé de mises en scène, et surtout, saturé d'images parfaites générées par l'intelligence artificielle en trois secondes.
Bienvenue dans l'ère de la Transparence Radicale.
L'erreur est la seule preuve d'humanité
Montrer un pot qui s'effondre sur le tour, une couture qui lâche, ou un dessin raturé, c'est prouver que vous existez. C'est prouver qu'il y a de la sueur, du temps et de la frustration derrière votre travail.
C'est ce qu'on appelle la valeur perçue. Si je ne vois que le résultat final, je vois un objet. Si je vois la difficulté pour y arriver, je vois une épopée. Et je suis prêt à payer plus cher pour posséder le résultat de cette bataille.
Le "Bloopers" fait vendre
Regardez les tendances actuelles sur TikTok ou Reels. Les vidéos les plus virales ne sont pas celles des produits finis. Ce sont les "Process Videos" chaotiques.
C'est l'ébéniste qui sacre parce que son bois a fendu.
La peintre qui recouvre sa toile de blanc parce qu'elle déteste ce qu'elle vient de faire.
C'est l'atelier en désordre, avec des tasses de café qui traînent et de la poussière partout.
Cette vulnérabilité crée un lien de confiance immédiat. Le client se dit :
"Je connais cette personne. Elle est comme moi. Elle ne me ment pas."
Au Socle, on aime le bordel organisé
C'est une philosophie que nous encourageons fortement dans notre accélérateur. À L'atelier A, nous ne voulons pas que nos artistes jouent à la "vie de château".
Dans nos coachings marketing, nous répétons souvent :
Votre histoire est votre meilleur produit.
Et une bonne histoire a besoin de péripéties. Si tout est facile, il n'y a pas d'histoire.
Alors, la prochaine fois que votre four à céramique explose ou que votre vernis cloque, ne pleurez pas (ou du moins, pas trop longtemps). Sortez votre téléphone. Filmez-le. Racontez-le.
Montrez vos cicatrices. C'est là que la lumière entre. Et c'est souvent par là que les clients entrent aussi.







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