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L'Odyssée des Bateaux Leclerc : Quand Saint-Jean-Port-Joli a mis les voiles sur le monde

  • Photo du rédacteur: Équipe Le socle
    Équipe Le socle
  • 2 févr.
  • 2 min de lecture

Il existe, dans l'imaginaire collectif du Québec, une image indissociable de notre région : celle d'une petite goélette en bois, voiles déployées, trônant fièrement sur un manteau de cheminée. Ces navires immobiles, qui ont pourtant fait le tour de la planète, sont l'héritage d'une famille visionnaire : les Leclerc.


Eugène Leclerc et les petits bateaux 1950 par Le Socle

L'histoire commence véritablement dans les années 1930 avec Eugène Leclerc. Ancien marin forcé de quitter la navigation pour des raisons de santé, il ne s'est pas laissé abattre. Il a transformé son savoir-faire maritime en art, et son art en entreprise. Ce qui n'était au départ qu'un moyen de subsistance est devenu un phénomène culturel. Dans son atelier de Saint-Jean-Port-Joli, aidé de sa famille, il a donné naissance à une véritable flotte.


Une industrie culturelle avant l'heure


Ce qui fascine dans l'épopée des Bateaux Leclerc, c'est l'impact économique et médiatique qu'ils ont eu pour notre village. Bien avant l'ère d'Internet et des réseaux sociaux, ces artisans ont réussi un tour de force : exporter la culture locale à l'international. Les touristes américains et européens s'arrêtaient ici, fascinés par la minutie du travail, et repartaient avec un morceau de notre patrimoine dans leurs valises.


Les Leclerc, tout comme les Bourgault à la même époque, n'étaient pas seulement des sculpteurs de talent ; ils étaient des précurseurs. Ils ont prouvé qu'il était possible de vivre dignement de son art en région, transformant Saint-Jean-Port-Joli en un incontournable "village des métiers d'art". Ils ont créé un écosystème où la créativité devenait un moteur économique réel.


De l'atelier d'Eugène à L'atelier A : La tradition se poursuit


Aujourd'hui, alors que nous travaillons au cœur de L'atelier A, au 254 avenue de Gaspé ouest, nous ressentons le poids et la fierté de cet héritage. Le Socle est né de ce même désir d'excellence et d'autonomie pour les créateurs d'ici. Nous vouons un respect immense à ces pionniers qui ont tracé la voie. Sans eux, nous ne serions probablement pas ici.


Cependant, le monde de l'artisanat et de l'art a changé. La concurrence est mondiale, les algorithmes dictent la visibilité, et la gestion d'une entreprise créative demande des compétences pointues qui dépassent le simple maniement de l'outil. C'est là que Le Socle intervient.


Notre mission est de reprendre le flambeau de cette audace entrepreneuriale, mais en l'adaptant à la réalité du 21e siècle. Là où Eugène Leclerc utilisait le bouche-à-oreille et le tourisme de passage, nous armons nos artistes et artisans avec des stratégies numériques, du financement structuré (comme notre fonds d'investissement privé) et un mentorat de haut niveau.


Propulser la créativité québécoise


Nous ne fabriquons plus les mêmes objets, mais nous fabriquons les mêmes rêves de réussite. En accueillant des résidents et en propulsant nos cohortes d'accélérés, Le Socle veut s'assurer que Saint-Jean-Port-Joli reste ce phare créatif pour les décennies à venir.


Nous voulons que les créateurs de demain, qu'ils soient en arts visuels, en métiers d'art ou en design, puissent dire, comme les Leclerc avant eux : « Je vis de mon art, ici, au Québec, et je l'exporte partout dans le monde. »


La tradition est notre fondation. L'innovation est notre cap.

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